Accommodements en contexte d’évaluation

Section 3 de 6 – Pourquoi mettre en place des accommodements?

Dans cette section du site, vous trouverez :

Personnes étudiantes qui travaillent autour d'un même ordinateur

Parce que c’est une obligation légale

Selon la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale, HEC Montréal doit assurer « une implication accrue de tous et de toutes pour favoriser l’intégration sociale des personnes handicapées au même titre que leurs concitoyens et concitoyennes ».

Accommoder un membre de la communauté de HEC Montréal n’est donc pas un choix, mais une obligation. En tant que personne enseignante, vous devez donc accommoder les membres de la communauté étudiante qui en font la demande dans le cadre du processus approuvé par l’École et en cohérence avec sa Politique d’intégration des personnes en situation de handicap. (pdf, 102 Ko)

La personne responsable de l’enseignement est invitée, si elle le désire, à participer au processus de décision et de mise en place des accommodements, et ce, surtout quand le contexte du cours ou la demande étudiante sont particuliers.

Page couverture de la Politique d'intégration des personnes en situation de handicap de HEC Montréal

Cliquer sur la politique pour la télécharger (.pdf).

Parce que le handicap est là pour de bon

Pour bien comprendre la notion d’accommodement, il faut avant tout parler le même langage et démystifier certains termes.

Il existe deux types de problèmes que peut rencontrer une personne face à l’apprentissage : les problèmes circonstanciels et les problèmes permanents*.

Problèmes circonstanciels =
difficulté d’apprentissage

Lorsqu’il est question de difficultés d’apprentissage, la raison qui explique la sous-performance d’une personne est circonstancielle. Il se peut par exemple que la personne en situation d’apprentissage vive un deuil ou un stress dans sa vie personnelle. Il se peut qu’elle ne maitrise pas encore assez bien la langue d’enseignement ou qu’il y ait inadéquation entre le style d’enseignement et son style d’apprentissage. Bref, la situation est temporaire et changera dans le temps. Si la personne décide de suivre le même cours à un autre moment, les difficultés d’apprentissage seraient probablement moindres et l’apprentissage se ferait plus facilement.

Dans le cas de problèmes circonstanciels, l’accommodement ne doit pas être mis en place. Toutefois, une conversation ouverte entre les personnes enseignantes et étudiantes demeure souhaitable et une entente temporaire peut être prise.

Problèmes permanents =
Situation de handicap, trouble d’apprentissage
et condition neurodéveloppementale

Lorsqu’il est question de situation de handicap, de trouble d’apprentissage ou d’une condition neurodéveloppementale, la raison qui explique la sous-performance d’une personne est permanente et les circonstances entourant l’apprentissage ne sont pas mises en cause. La personne devra composer pour le reste de sa vie avec cette réalité qui lui est propre.

Peu importe le nombre de dictées ou la quantité de temps consacrés à faire des calculs mentaux, la personne dyslexique ou dyscalculique continuera de faire plusieurs fautes d’orthographe et de mélanger ses nombres.

En fournissant à la personne en situation de handicap l’outil approprié, par exemple un dictionnaire ou une calculatrice, et le temps nécessaire pour s’en servir, celle-ci pourra alors nous surprendre dans la logique de son argumentation écrite ou de son raisonnement mathématique.

* Les accommodements tels que présentés dans ce site ont pour but de compenser les situations de handicap qui touchent les personnes dont la condition est permanente.

Témoignage d’un enseignant