Rédaction de questions à choix multiples

Les questions à choix multiples, couramment appelées « QCM », sont un type de questions utilisées pour évaluer l’apprentissage. Elles offrent un certain nombre d’avantages, mais comportent également des limites qui leur sont propres.

L’Université catholique de Louvain a développé un document très complet sur les QCM (PDF, 3,3 Mo). Le contenu de cette page en est fortement inspiré et si vous souhaitez en savoir davantage, nous vous invitons à le consulter ou à contacter la DAIP.

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Image d'un iceberg où les 4 premiers niveaux sont associés aux examens à questions multiples
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Quand est-il approprié d’en faire usage?

La taxonomie du domaine cognitif de Bloom présente six niveaux d’apprentissage : connaissance, compréhension, application, analyse, évaluation et création. Plus on va en profondeur dans cette hiérarchie, plus on peut considérer que l’usage des QCM en évaluation est ardu. On pense qu’il est possible d’évaluer de façon convenable les premiers niveaux, mais que pour les trois niveaux supérieurs soit l’analyse, l’évaluation et la création, il est préférable de se rabattre sur d’autres modes d’évaluation comme les questions à développement, les exposés oraux ou les études de cas.

Pour évaluer des connaissances de plus haut niveau cognitif à travers une question à choix multiples, vous pouvez formuler une question qui demande d’appliquer ou d’analyser des informations.

Exemples :

  • Quelle est la meilleure façon d’appliquer cette théorie dans une situation réelle?
  • Quel est l’impact de la décision X sur la situation Y?

Vous conviendrez que ces questions permettent de mieux valider la capacité d’analyse que si l’on formulait les questions ainsi :

  • Parmi les choix suivants, laquelle est la définition de la théorie X?
  • Vrai ou faux? L’impact de la décision X sur la situation Y peut être négative.

Comment rédiger des questions à choix multiples efficaces?

La rédaction de questions à choix multiples est un exercice qui peut sembler simple au premier regard, mais qui, en réalité, s’avère passablement complexe. Le but est de rédiger des questions cohérentes avec vos objectifs d’apprentissage tout en visant le bon niveau de difficulté en lien avec la taxonomie de Bloom. Finalement, ces questions doivent toujours être claires.

Cohérence avec les objectifs d’apprentissage

Une activité d’évaluation doit toujours présenter un lien direct avec l’objectif d’apprentissage : c’est ce que l’on appelle l’alignement pédagogique. En tant que personne enseignante, vous devez vous assurer que la formulation de votre question, tout comme celle de vos choix de réponses, permet de vérifier l’atteinte de ces objectifs et uniquement cela. Entre autres, il est préférable de :

Niveau de difficulté adéquat

Toute évaluation présente deux buts. Le premier est de valider l’atteinte d’objectifs d’apprentissage par les membres de la classe et le second est de pouvoir donner une note juste et équitable qui représente le niveau d’atteinte de ces objectifs. En ce sens, un examen à choix multiples doit présenter des questions ayant un bon niveau de difficulté, directement en lien avec les objectifs pédagogiques poursuivis et leur niveau taxonomique.

Clarté

En tant que personne enseignante, votre but est de vérifier les acquis des membres de votre classe, en lien avec un sujet enseigné. La question que vous allez rédiger ne doit pas constituer un piège. Le questionnement doit tourner autour des notions vues en classe et non autour de la formulation de votre question. Pour ce faire :

Personne qui tente de déchiffrer un examen
Personne qui tente de déchiffrer un examen

Évitez les questions négatives ou les faux choix. Par exemple, n’écrivez pas « Quelles stratégies ne s’appliquent pas à la situation? », mais « Quelles stratégie s’appliquent à la situation? »

Limitez les questions à un seul verbe conjugué. Par exemple, n’écrivez pas « Pourquoi certains gestionnaires privilégient l’utilisation de cet outil alors que d’autres préfèrent ne pas l’utiliser? », mais plutôt « Pourquoi certains gestionnaires privilégient l’utilisation de cet outil? »

Évitez les phrases longues et simplifiez le vocabulaire. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif d’une question est de mesurer l’atteinte d’un objectif d’apprentissage visé par votre cours. Ainsi, une personne dont le français n’est pas la langue maternelle ne devrait pas être pénalisée par une mauvaise compréhension de la question.

Évitez les pièges dans l’énoncé de la question. On ne devrait pas évaluer la capacité de l’étudiant à détecter les pièges, mais celle de répondre à la question pour démontrer sa maîtrise de la matière.