Du 20 au 23 avril 2026 s’est tenue la traditionnelle École d’été de la DAIP. La mouture offerte cette année était différente des précédentes : une conférence d’ouverture, un choix de deux parcours en avant-midi et des ateliers à la carte en après-midi. L’objectif de dynamiser encore davantage ce populaire événement a été atteint puisque plus de 60 personnes ont pu assister aux différentes activités tout au long de la semaine.

« C’était vraiment une belle expérience très variée. J’ai aimé le concept un peu de séminaire, de coloc à la carte avec des choix. Les participants aussi étaient super intéressants. Beaucoup d’engagement dans les activités auxquelles j’ai participé. Et très concret, très 2026, très actualisé par rapport à ce qui se vit. C’était parfait pour rebrasser un peu ses idées préconçues sur l’enseignement. »
Conférence d’ouverture
La conférence d’ouverture d’Ann-Louise Davidson, au titre provocateur « Bonne nouvelle! Vos étudiants n’ont plus besoin de vous. », est venue donner le ton pour la semaine qui s’amorçait pour les membres du corps enseignant, dans un contexte où l’omniprésence de l’IAG met en lumière la nécessité de redéfinir le rôle de l’enseignant.
« La conférence d’ouverture, j’ai trouvé ça magistral. C’était la première fois que je voyais ce format-là où justement il y avait quelqu’un de l’extérieur qui venait faire une présentation, un partage de connaissances. J’ai trouvé ça très rafraîchissant. »
Deux parcours participatifs en matinée
Les écolières et écoliers se sont ensuite dirigés vers leurs parcours respectifs. Le parcours IAG offert par David Di Pietro, Catherine Bigras-Dunberry et Amélie Laurence, avec la collaboration de Catherine Natacha Léger portait sur l’intelligence artificielle générative et proposait une immersion progressive en quatre temps : une première journée consacrée aux tensions et paradoxes soulevés par l’IAG; une deuxième journée explorant l’incidence de l’IAG sur les comportements d’apprentissage et sur l’agentivité étudiante; une troisième journée dédiée à l’évaluation et au redesign de cours; puis une dernière journée consacrée à la littératie en IA et la transformation des apprentissages de la semaine en prochains pas concrets.
« J’ai débuté cette semaine avec beaucoup de questions et beaucoup d’attentes, je l’ai terminée avec beaucoup de réponses et un enthousiasme débordant. Les outils d’IAs sont là pour rester, autant apprendre à les utiliser et, surtout, à enseigner à les utiliser de façon judicieuse et responsable. C’est exactement ce que cette semaine m’a permis de réaliser. »
L’autre parcours, animé par Jessika Valence et Anne Mesny, invitait les personnes enseignantes à enrichir leurs pratiques en combinant apports conceptuels, activités pratiques et expérimentation à même leurs propres cours. Pour conclure ce parcours, le groupe s’est prêté au jeu d’un micro-enseignement d’une douzaine de minutes où les personnes participantes se sont glissées tour à tour dans la peau d’une personne enseignante, étudiante et de collègue, dans un esprit de rétroaction bienveillante.
« J’ai bien aimé mon expérience de micro-enseignement. La théorie autour des micro-enseignements a été une révélation. Je ne connaissais pas nécessairement ce concept-là. Je faisais beaucoup de petites activités interactives de façon informelle, beaucoup d’innovations pédagogiques, mais je n’avais pas le cadre conceptuel pour bien comprendre ce que je faisais. »
Des ateliers thématiques en après-midi
Six ateliers, répartis sur les quatre après-midis, ont permis aux personnes inscrites de composer leur menu selon leurs intérêts et leurs besoins.
Quand la classe « crépite » : exploration de la pédagogie de la résonance
Cet atelier proposé par Catherine Bigras-Dunberry, a convié le groupe à déconstruire ce concept en partant de moments concrets où leur propre classe avait « vibré ». Un atelier ancré dans le vécu, nourri par la réflexion collective et porté par la passion d’enseigner.
L’apprentissage expérientiel, une approche à faire vivre aux personnes étudiantes
Amélie Laurence a proposé un atelier qui faisait vivre l’apprentissage expérientiel en même temps qu’il en explorait les fondements. Échanges, activités expérientielles et moments de recul réflexif ont permis de construire une définition partagée, en clarifiant les bénéfices et les enjeux de cette approche.
Du paradigme de l’enseignement à celui de l’apprentissage : repenser sa pratique
Dans cet atelier, Jessika Valence souhaitait explorer le changement de paradigme qui traverse aujourd’hui l’enseignement supérieur : passer d’une logique centrée sur la transmission des contenus à une approche orientée vers un apprentissage actif, durable et significatif. L’accent a été mis sur la cohérence entre intentions pédagogiques, méthodes d’enseignement et développement des compétences étudiantes.
Trianguler l’évaluation : combiner l’évaluation orale et l’observation pour juger des apprentissages
Cet atelier d’initiation à la triangulation de l’évaluation a été coanimé par Jessika Valence et David Di Pietro. Le groupe a pu entamer une réflexion par rapport à différents moyens de collecter de traces d’apprentissage permettant d’attester de l’état de développement des compétences recherchées. Le sujet a soulevé des discussions engagées, voire controversées. À travers cet atelier, les participantes et participants ont également pu vivre un exercice d’évaluation par triangulation sur leur compétence à innover.
La ludification des apprentissages
Mikaël Roberge et Claire Aucourt ont fait vivre la ludification en invitant les personnes participantes à un voyage spatial permettant d’apprécier un exemple concret, à en dégager les éléments essentiels et à imaginer comment adapter leurs propres contenus dans cette optique.
Le rôle de l’erreur dans l’apprentissage et pratiques innovantes
Dans cette rencontre, Gabriella Frankel a invité les personnes présentes à s’interroger sur leurs perceptions de l’erreur et les types d’erreurs qui reviennent le plus souvent dans l’apprentissage des personnes étudiantes. La réflexion s’est ouverte sur des pratiques innovantes permettant de concevoir l’erreur non plus comme un accroc, mais comme un véritable levier d’apprentissage.
Cocktail de clôture
Pour clore cette semaine bien remplie, un cocktail s’est tenu pour permettre aux personnes participantes de se retrouver dans un contexte plus informel pour poursuivre leurs discussions pédagogiques.
Merci à toutes les personnes qui ont permis à cet événement de prendre vie et de générer de nombreuses discussions autour des priorités pédagogiques de l’École, et même de dresser la voie à la transformation des pratiques.
Bon été!




