Intégrité intellectuelle

Il est toujours désolant de constater un cas de plagiat, de fraude ou de tricherie. Cette page a été conçue pour vous aider à mieux comprendre la problématique pour mieux intervenir et prévenir ces situations. Nous vous présentons ici conseils, trucs et astuces pour vous aider dans votre pratique enseignante, basés sur les ressources officielles de HEC Montréal suivantes :

Dans cette page, vous trouverez :

Personnes qui se prennent une étoile en haut d'une échelle

Infraction pédagogique

Dans le langage courant, nous utilisons souvent le mot plagiat pour faire référence à toutes formes d’infractions pédagogiques telles la fraude ou la tricherie. Le Règlement sur l’intégrité intellectuelle étudiante de HEC Montréal (PDF, 177 ko) dresse une liste d’exemples des infractions possibles. Nous y retrouvons entre autres :

  • Modifier ou falsifier un document (un relevé de notes, une attestation médicale, par exemple)
  • Posséder ou faire trafiquer des évaluations, des questions ou des réponses
  • Inventer ou falsifier des données lors de travaux tels un mémoire ou une thèse
  • Copier ou communiquer les réponses d’un examen
  • Utiliser de la documentation interdite durant un examen
  • Omettre de référencer les sources de documentation utilisées dans un travail selon les pratiques établies
  • Remettre à des fins d’évaluation un travail qui a été effectué par une autre personne
  • Utiliser totalement ou partiellement une œuvre (texte, image, tableau…) d’une autre personne sans attribution
  • Traduire un texte d’une autre personne sans attribution
  • Faire rédiger par une tierce partie
  • Remettre un même travail plus d’une fois sans autorisation écrite de la personne en charge de l’évaluation

Depuis 2023, le Règlement a fait l’ajout d’une mention indiquant que l’attribution à une forme d’intelligence artificielle (comme ChatGPT, Bard ou autre robot conversationnel) est également obligatoire.

Source : Intégrité intellectuelle étudiante (HEC Montréal).

Un peu de contexte…

Pourquoi certaines personnes adoptent-elles un comportement plus ou moins éthique dans leurs études? Il faut savoir que beaucoup de cas de plagiat sont involontaires, contrairement à la triche ou à la fraude qui sont davantage délibérés. Ainsi, souvent, une personne en apprentissage commet un acte de plagiat par simple ignorance ou par omission. Entre autres, les personnes ayant fait des études hors-Québec sont plus susceptibles d’ignorer les normes et règles liées à l’intégrité et de ne pas avoir reçu d’accompagnement à la rédaction universitaire. Cependant, ils ne sont pas les seuls…

Dordoy (2002) brosse le portrait des raisons autodéclarées pour expliquer pourquoi une personne étudiante affirme avoir recours au plagiat. Nous pouvons les classer en deux catégories bien distinctes :

Geste réfléchi ou délibéré

  • 59% : Afin d’obtenir une meilleure note
  • 54% : Par manque de temps ou de paresse
  • 40% : Par facilité

Geste irréfléchi ou accidentel

  • 29% : Par manque de connaissance des règles de rédaction
  • 29% : Par inattention

Une autre autrice (Audet, 2011) présente d’autres causes ou motifs :

  • La croyance que tout le monde le fait
  • Le faible risque de sanction
  • La méconnaissance des droits d’auteurs

Ces deux listes laissent entrevoir des leviers d’action que vous pouvez utiliser pour contrer le phénomène.

Leviers d’action

Afin de contrer le plagiat, certains leviers s’offrent à vous. Ces leviers ont été classés en fonction du type de raison expliquant les sources de plagiat.

Survolez les numéros sur l’image pour découvrir les cinq leviers d’action :

Procédure officielle de signalement

Le signalement d’un cas de plagiat ne signifie pas que la personne concernée aura nécessairement une sanction ou sera renvoyée de l’École. Le Registrariat commencera par informer la personne responsable et une évaluation préliminaire sera alors faite.

Ce n’est qu’après cette première évaluation qu’une enquête sera possiblement ouverte. Suivront ensuite des auditions et une possible sanction. La sanction variera en fonction de la gravité des gestes posés, du contexte, des antécédents de la personne en faute et du cycle universitaire.

Ouvrez l’image interactive Le processus imagé (ci-dessous) pour consulter en détail la procédure du Règlement sur l’intégrité intellectuelle étudiante (.pdf). Cliquez sur les différents signes (+) pour découvrir les étapes du processus.

Les robots conversationnels

Lorsque ChatGPT a fait son apparition à la fin de l’année 2022, une onde de choc à secoué les milieux d’enseignement. Très rapidement, les institutions ont dû se positionner et les personnes enseignantes ont dû questionner leurs méthodes d’évaluation.

Pour en savoir plus sur ChatGPT et les autres robots conversationnels, consultez la page L’intelligence artificielle en contexte d’évaluation.

Références


  • Audet L. (2011). Les pratiques et défis de l’évaluation en ligne. Montréal, Document préparé pour le REFAD.
  • Curriculum and Academic Development. (2022). Guidelines for Good Assessment Practice (5th ed.). Hobart, Australia: Curriculum and Academic Development, University of Tasmania.
  • Dordoy, A. (2002). Cheating and plagiarism: staff and student perceptions at Northumbria. Working Paper presented Northumbrian Conference: ‘Educating for the Future’, Newcastle 22 Oct. 2003.
  • McCabe, D.L. et TREVINO, L.K. (2002) Honesty and honor codes. Academe,88(1), 37.
  • Mittermeyer, D. (2004). Étude sur les connaissances en recherche documentaire des étudiants entrant au 1er cycle dans les universités québécoises. Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.
  • Park, C. (2003). In other (people’s) words: Plagiarism by university students–literature and lessons. Assessment & evaluation in higher education, 28(5), 471-488.
  • Wilhoit, S. (1994). Helping students avoid plagiarism. College teaching, 42(4), 161-164.