Est-ce que j’évalue bien? Est-ce que je note les bonnes choses? Est-ce que mes évaluations permettent de soutenir les apprentissages? Est-ce que ma rétroaction est efficace? Suffisante? Adéquate? Est-ce que je dois en faire plus, moins? Comment faire mieux?
C’est le genre de questions que les membres du corps enseignant de HEC Montréal se sont posées lors du midi pédagogique « Évaluer et noter autrement ». Ils ont échangé leurs expériences, avis et appréhensions des évaluations dans un environnement collégial et constructif. Ces discussions visaient à améliorer les pratiques afin de mieux répondre aux besoins de la communauté étudiante.

Neuf méthodes d’évaluation innovantes
Après une courte mise en contexte, Anne Mesny, Directrice du Pôle de recherche en pédagogie de la gestion Arpège, présente neuf pratiques innovantes pédagogiques ayant fait leurs preuves selon la littérature scientifique. Il s’agit de :
Anne Mesny invite les volontaires du corps enseignant à intégrer une ou plusieurs de ces pratiques dans le cadre de leur cours. Le but est à la fois de lancer l’idée d’évaluer et de noter autrement, d’ouvrir un dialogue entre les pédagogues de HEC Montréal et de réaliser une recherche-action sur le sujet.
Visionner la vidéo de présentation (1 h 02)
- Diffusion réservée aux membres de la communauté de HEC Montréal
Pourquoi évaluer autrement?
Pour répondre à la question, Arpège écrivait dans son rapport Enquête sur les pratiques évaluatives à HEC Montréal en 2023 :
« le contexte actuel implique une mise en question profonde des pratiques évaluatives à l’université. Le besoin de mieux arrimer les modalités d’évaluation avec les objectifs d’apprentissage, en particulier lorsqu’ils concernent des compétences, la montée fulgurante de l’intelligence artificielle, les enjeux d’inclusion, d’équité et de diversité, les enjeux croissants de santé mentale des étudiant.e.s et la montée de l’enseignement à distance, pour ne citer que ceux-là, sont autant d’éléments qui invitent à innover en matière de pratiques d’évaluation, tout comme les nombreuses recherches concernant les limites et les dérives de certaines pratiques d’évaluation et de notation bien établies en éducation supérieure. »
La suite des choses
Il semble que les astres sont plutôt bien alignés pour essayer de faire autrement. Et qui sait, l’essayer c’est peut-être l’adopter. C’est du moins l’avis de la maître d’enseignement Annie Guérard qui a affirmé avoir ajouté un examen oral pour l’un de ses cours et qu’elle ne retournerait pas en arrière.
Le directeur des études de HEC Montréal, François Bellavance invite toutes les personnes intéressées à communiquer avec Anne Mesny ou la DAIP.
Affaire à suivre!

